Le Sphinx


L'iconographie du sphinx s'est développée dans plusieurs cultures antiques, notamment dans l'antiquité égyptienne et dans la mythologie grecque.
Les premiers sphinx sont nés en Égypte au IIIème millénaire avant J.-C. Le typique sphinx égyptien est en position allongée et a une tête humaine et un corps de lion. C'est ainsi le symbole de l'union entre le dieu solaire (par le lion) et le pharaon (par la tête). De plus, le sphinx porte souvent des attributs propres au pharaon comme la coiffe rayée, le Némès. Pour les égyptiens, le sphinx représente donc la puissance divine. Il est aussi un animal protecteur, un gardien. C'est pour cela qu'il est souvent placé à l'entrée des domaines royaux et des tombeaux, comme le gigantesque Sphinx de Gizeh.

Le sphinx grec, lui, a évolué très différemment. Il s'agit le plus souvent d'une femelle ailée, avec un corps de lionne et un buste de femme : une sphinge. Elle prendra en Grèce des connotations négatives et deviendra un monstre destructeur associé à la mort. La légende d'Œdipe, qui doit répondre à l'énigme du sphinx pour libérer la ville de Thèbes terrorisée par cette créature, devient une des plus importantes mises en scènes du sphinx grec dans l'iconographie antique aussi bien que moderne.

En effet, les sphinx trouvent leur place au sein de l'iconographie occidentale, que ce soit en tant que monument décoratif dans les jardins à la Française du XVIIIème siècle ou comme sujet représenté par des peintres du XIXème siècle comme Ingres et Gustave Moreau.

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