L’architecture métallique au XIXè siècle


« L'ombre, sommeillant dans le creux des toitures multipliait la forêt des piliers, élargissait à l'infini les nervures délicates, les galeries découpées, les persiennes transparentes ; et c'était, au-dessus de la ville, jusqu'au fond des ténèbres, toute une végétation, toute une floraison, monstrueux épanouissement du métal, dont les tiges qui montaient en fusée, les branches qui se tendaient et se nouaient, couvraient un monde avec les légèretés de feuillage d'une futaie séculaire », Emile Zola.

Le métal est employé dans la construction dès la fin du XVIIIème siècle pour sa résistance au feu et pour sa solidité sans commune mesure, bien plus importante que celle du bois ou de la pierre, qui offre ainsi la possibilité d'alléger et d'ouvrir les bâtiments. Dans un premier temps peu utilisé, la production du métal augmente entre 1820 et 1870, en même temps que progresse la Révolution Industrielle, et son coût devient au fil des années plus abordable. Un événement singulier, la grève des charpentiers parisiens qui s'étale pendant plusieurs mois en 1845, force les entrepreneurs à recourir au fer pour terminer leur construction, et participe largement à la vulgarisation de l'emploi du métal dans l'architecture.

Les Halles centrales de Baltard, le pont de l'Europe, la Halle au blé, le Crystal Palace, et le fameux Pont des Arts ou encore l'église Saint-Eugène parmi d'autres édifices religieux, les passages couverts, et les grandes gares mettent à l'honneur l'architecture métallique.

Les Expositions Universelles sont l'occasion pour l'État d'entreprendre de grandes constructions avec ce matériau nouveau et surtout de montrer au monde la modernité du pays. Ainsi, la Tour Eiffel est construite à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1889, le Grand Palais est bâti pour celle de 1900. 


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